lune Oui, décembre et Noël qui approche, alors, je vous livre ci-dessous quelques découvertes récentes, issues de mes trouvailles et des excellents conseils de ma libraire!

- La plus belle: Le signe de la lune - Bonet & Munuera (Dargaud - 2009).

Cela faisait très longtemps - peut-être depuis l'époque de Philémon - que je n'avais eu entre les mains une bande dessinée dans laquelle scénario comme dessin sont une pure merveille. Il s'agit d'un conte fantastique, presque entièrement en noir et blanc, sombre, mais magnifique. Réalité - plutôt dure - et merveilleux s'y côtoient.

- La plus farfelue: La Ligue des gentlemen extraordinaires - Alan Moore et Kevin O'Neill (Panini Comics - 2009), où l'on retrouve Alan Quatermain, le capitaine Nemo, l'Homme Invisible ou Sherlock Holmes, dans les rues de Londres - et d'ailleurs - en 1898.

Humour, aventures rocambolesques, tasses de thé et nuages de lait côtoient d'horribles méchants voulant dominer le monde; un univers d'exposition universelle dans lequel se mélangent merveilleux et enquêtes!gentlemen

- La plus subtile: Dieu en personne - Marc-Antoine Mathieu (Delcourt - 2009)

Encore une bande dessinée en noir et blanc, remarquablement maîtrisé. Pour ceux qui auraient croisé Les sous-sol du Révolu, il s'agit du même auteur.

L'histoire est simple: Dieu arrive sur terre et, bien-sûr, dans un premier temps, personne ne veut le croire (si j'ose dire). S'ensuit une analyse de la société par le prisme de ce phénomème - au sens premier - non dénuée d'humour, d'absurde et d'acuité.

- Un coup de coeur: Encyclomerveille d'un tueur - Patrick Chamoiseau - Thierry Ségur (Delcourt - 2009)

L'écrivain antillais Patrick Chamoiseau nous entraine dans l'imaginaire des Antilles à travers l'histoire d'un fossoyeur et de son fils adoptif. Les frontières entre le monde des vivants et celui des morts n'existent - presque - plus, et l'on croise zombies et autres créatures dans un univers onirique résolument déchainé. Les couleurs sont à dominante bleu et or, et le lyrisme est présent.

L'histoire est pleine de références culturelles et pourtant le scénario arrive à construire une histoire universelle tout autant humaine (initiatique) que fantastique.

Bonne découverte, et n'hésitez pas à indiquer vos propres préférences et coup de coeur de l'année en commentaires.

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