Me voilà donc projetée et ce, grâce à Marie, au centre d’un Conte de fées… Il était une fois, au pays de Nulle part, un recruteur-enchanteur et moi-même. Voici à quoi ressemblerait notre entrevue :

- Le travail qu’il me propose : où est-il situé? Incontestablement dans le département 13. Par choix de vie personnelle et pour rester proche de mes parents. Ils sont la quintessence de mon équilibre et, corrélativement, de celui de ma vie professionnelle.

- Quel est le domaine d'activité de l'entreprise? Je n’ai pas d’a priori ni de palmarès par rapport à l’activité de l’entreprise. Ce qui m’importe c’est mon positionnement hiérarchique au sein d’une entreprise, d’une équipe. La question que je me pose est plutôt orientée sur la progression de mon poste, compte tenu du fait que la perception d’une activité dite « intéressante » est du domaine du subjectif et donc évolue selon le contexte.

- Est-ce une PME ou une TGE? Idem, la taille de l’entreprise n’est pas importante ; ce qui compte c’est qu’elle soit avant tout une histoire humaine. Des femmes et des hommes qui souhaitent réaliser leur rêve professionnel. Cependant, plus une structure est petite, plus mon rôle est important et diversifié, ma fonction transversale et au cœur de l’action. Je pense que la réussite d’une entreprise vient de la diversité de ses équipes et son vrai visage est celui d’une communauté humaine et professionnelle qui tisse des liens au quotidien. Ce n’est donc pas la taille qui fait la grandeur d’une entreprise.

- Une journée de travail idéale? Elle s’inscrit dans la continuité de ce que j’ai déjà entrepris, tout en proposant de nouvelles idées et un nouveau projet de « gouvernance » en modifiant les axes stratégiques. Je continue donc à essayer de décharger la Direction d’une partie de ses obligations, à traiter les problèmes inhérents à la gestion d’une entreprise, à apporter mon concours à sa politique commerciale et à son développement. Pour que ma polyvalence reste un atout, j’oriente mes missions. Subséquemment, je fais évoluer mon poste vers davantage de communication. Je participe activement au plan média en l’orientant sur les évènements de l’entreprise. J’identifie les enjeux et les zones d’ombres afin d’écarter les obstacles pour atteindre les objectifs par des actions concrètes.

Je profite de ce coup de « baguette magique » pour saisir de nouvelles opportunités en réinventant des Groupes de réflexion (anciens Cercles de qualités) pour réveiller les énergies sclérosées.

- Le boss idéal? De même que l’être idéal n’existe pas, le boss idéal non plus, moi-même je ne suis pas parfaite. Je n’aime pas l’idée de formatage « normatif ». Cependant, dans l’exercice de ma fonction, nous formons un binôme, une synergie, un couple professionnel au quotidien. En conséquence, il est capital d’être en phase tous les 2, puisque nous nous imposons nos rythmes de travail. Dans un rallye, je suis la copilote. J’adore partager mon quotidien avec une personnalité passionnée par son métier et qui aime partager sa passion. Qui a suffisamment de discernement pour bien s’entourer, comme de grands Capitaines d’Industries. Qui est réfléchi, avec une grande intégrité intellectuelle. Qui sait déléguer et motiver ses équipes. Qui ne connaît pas l’immobilisme, le passéisme ni la monotonie. Qui sait exhausser ma valeur ajoutée en m’impliquant, à part entière, dans son travail de réflexion, d’échange d’idées et de projets. Qui me permet de bâtir mon échelle de valeur et de la suivre pour optimiser l’image de l’entreprise. Son point fort ? L’humour, qualité utile pour gérer le stress. Accessoirement, il aime les plantes et les fleurs. Je ne m’inquiète, pas puisque ce genre d’homme existe certainement et pas seulement dans les Contes de fées.

transformer

- Ton bureau idéal? A mon sens, ce n’est pas la place qui fait l’homme mais l’homme qui fait la place. Partant de ce principe, j’ai toujours eu le choix de personnaliser mon espace de travail selon mon goût et y laisser un peu de mon âme. J’aime soigner l’ambiance de mon bureau, tout en le gardant très fonctionnel. Depuis plusieurs années, j’ai opté de travailler en qualité de SBF (Sans Bureau Fixe), en open space. Cela me permet de préserver la proximité avec les collaborateurs tout en ayant l’intimité nécessaire pour protéger la confidentialité de mon travail. J’ai une grande capacité de concentration visuelle et auditive et je ne me laisse pas distraire pas l’environnement (qu’il s’agisse de pollution sonore ou olfactive, due aux mélanges de parfums). Cependant, adepte du dialogue, du compromis et de l’écoute, j’abandonne ponctuellement un peu de ma concentration pour tirer parti d’une meilleure communication avec les équipes, grâce à ce positionnement structurel. Les informations circulent rapidement avec les collaborateurs, je peux jouer la carte de cohésion pour optimiser notre travail d’équipe, en cultivant la convivialité. Cette structure permet également de gérer les problèmes relationnels avec efficience et rapidité.

Cela ne me dérange pas de continuer ainsi. Il suffit juste de créer une harmonie environnementale en proposant des règles communes et d’y impliquer la Direction, comme je l’ai fait.

- Un autre idéal? Créer ma propre agence de traduction franco-polonaise multiservices y compris l’assistance dans les formalités administratives auprès des salariés étrangers. De nombreuses sociétés commencent à externaliser cette partie de leur activité. Consciente que l’orthographe est le 1er critère du jugement et que les nuances linguistiques sont le fer de lance de notre société, je souhaiterai développer cette activité en y intégrant la rédaction et la correction grammaticale et syntaxique, la retranscription des projets, la création graphique de documents en langue étrangère, la traduction de sites Internet, etc.

Néanmoins, et à mon sens, l’orientation professionnelle ne se conçoit pas à la légère. Il est, dans un 1er temps, essentiel de quitter le mode de pensée binaire : avec/contre, bien/mal, tout/rien, etc. Toutefois, ma fonction de « composante fondamentale » de la vie d’une entreprise, m’a enseigné à m’apprivoiser et à être consciente de mon potentiel. Mon capital confiance me permet de compter sur mon sens de l’organisation, sur ma « sagesse » professionnelle, de tirer le meilleur parti de mes atouts et de chaque « micro évènement » de ma vie active. Pas de panique, mon ego est dans sa phase d’équilibre, comme mon signe astrologique (Balance).

Merci Marie de m’avoir donné la possibilité de vivre pendant quelques instants cet … alunissage réussi, car il m’a permis de me situer dans l’intemporel. La morale de ce Conte de fées : « Mais qu’est-ce qu’un Conte … sinon une vision différente de la réalité » - Jean Van Hamme (né en 1939).

A noter: les rubriques "Ei si j'étais" de Sylve, "Quel boulot" de Christian, "Les petites phrases" de Boy Job & Comm, "Les Recettes" de Carole, "Mon métier, Ma passion" de Recruteur et Candidats (et pardon à ceux que je n'aurais pas encore trouvés!).